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Assetarion : avis et vérifications à faire avant d’investir

Argent6 min de lecture7 parties Nicole · 22 octobre 2026
Plan de l’article7 parties
  1. Assetarion est-elle autorisée en France ou sur une liste noire ?
  2. Que montrent les mentions légales du site Assetarion ?
  3. Que valent les avis sur Assetarion ?
  4. Quels signaux d’alerte doivent vous arrêter avant de verser de l’argent ?
  5. Comment vérifier soi-même une plateforme d’investissement ?
  6. Que faire si vous avez déjà versé de l’argent ?
  7. Questions fréquentes
Des graphiques boursiers examinés à la loupe à côté d'un ordinateur portable

Assetarion se présente comme une plateforme de trading en ligne (forex, actions, cryptomonnaies, matières premières). Au 22 octobre 2026, nous n’avons trouvé aucune autorisation à son nom dans le registre français des prestataires financiers (Regafi) ni dans les listes blanches de l’AMF. Elle ne figure pas non plus sur les listes noires ni dans les mises en garde de l’AMF. Cela ne prouve ni qu’elle est sûre ni qu’elle est frauduleuse : c’est à vous de vérifier avant de verser le moindre euro.

Assetarion est-elle autorisée en France ou sur une liste noire ?

Nous avons cherché le nom « assetarion » le 22 octobre 2026 dans les sources officielles qui permettent de répondre.

Source consultée Résultat au 22 octobre 2026
Listes noires de l’AMF, toutes catégories (forex, crypto-actifs, produits dérivés, biens divers, autres) Aucun résultat
Recherche générale du site de l’AMF (mises en garde, actualités) 0 résultat
Listes blanches de l’AMF (prestataires de crypto-actifs, biens divers, financement participatif) Aucun résultat
Regafi, registre de l’ACPR mis à jour le 21 octobre 2026 (banques, paiement, investissement, assurance) Aucun résultat
I-SCAN, base d’alertes des régulateurs boursiers du monde Aucune alerte
Companies House, registre britannique des sociétés Aucune société de ce nom

Ces résultats disent ce que nous n’avons pas trouvé, pas ce qui est vrai. L’AMF précise que ses listes noires ne sont pas exhaustives et que l’absence d’un nom ne vaut pas autorisation. Il vous reste à consulter la liste noire d’Assurance Banque Épargne Info Service (ABE Infoservice) et, si l’on vous présente un conseiller, l’Orias.

Que montrent les mentions légales du site Assetarion ?

Le site est entièrement en anglais et ne cite aucun régulateur ni numéro d’agrément. Sa page « Legal docs » présente Assetarion comme le nom commercial d’une société immatriculée en Angleterre. Or une immatriculation au registre des sociétés dit seulement qu’une société existe, pas qu’elle a le droit de proposer des placements.

Avant tout versement, vérifiez vous-même trois points sur les registres britanniques : que la société citée existe et que son adresse correspond à celle du site, que le nom Assetarion lui est bien rattaché, et qu’elle figure au registre de la FCA, le régulateur financier britannique, avec une autorisation pour ce type de service. Pour démarcher des clients en France, elle doit en outre y être autorisée, ce que Regafi permet de contrôler. Le site met aussi en avant des chiffres de clientèle et des solutions automatisées, sans source ni détail sur la façon dont les gains seraient obtenus.

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Que valent les avis sur Assetarion ?

Parmi les premiers résultats pour « assetarion avis », on trouve surtout des blogs, dont plusieurs au titre rassurant, et aucune source officielle. Nous n’avons trouvé aucun témoignage vérifiable d’un client, donc nous n’en citons aucun. Un texte de blog ne remplace pas une ligne dans un registre : seule compte une autorisation que vous retrouvez vous-même chez le régulateur.

Quels signaux d’alerte doivent vous arrêter avant de verser de l’argent ?

L’AMF recense des signes qui reviennent dans la plupart des arnaques à l’investissement. D’abord la promesse d’un rendement élevé et sans risque, qui est toujours une arnaque selon elle. Ensuite la pression, du type « demain il sera trop tard ». Enfin un interlocuteur inconnu, qui vous contacte sans que vous l’ayez demandé, refuse de dire pour quelle société il travaille, passe par des messageries non officielles ou vous demande d’installer un logiciel de prise en main à distance comme AnyDesk.

Côté argent, méfiez-vous des virements vers un compte à l’étranger ou au nom d’un particulier, et de toute taxe réclamée pour « débloquer » vos gains : une plateforme sérieuse n’exige pas de versement supplémentaire pour récupérer des fonds déjà investis. Quant au « robot » ou à l’« intelligence artificielle » censé gagner à votre place, ce n’est pas une preuve de sérieux. Demandez qui est la société derrière l’outil et contrôlez-la comme n’importe quelle autre.

Comment vérifier soi-même une plateforme d’investissement ?

Quatre étapes suffisent, dans cet ordre.

  1. Relevez la raison sociale exacte dans les mentions légales du site, pas seulement le nom commercial, avec l’adresse et le pays.
  2. Cherchez-la dans le bon registre : Regafi pour une banque, un courtier en ligne ou une entreprise d’investissement ; l’Orias pour un conseiller en investissements financiers (la mention « INSCRIT » doit apparaître) ; la liste blanche de l’AMF pour un prestataire de crypto-actifs. Une société étrangère se contrôle aussi chez le régulateur de son pays, par exemple la FCA au Royaume-Uni.
  3. Consultez les listes noires de l’AMF, la base I-SCAN et celle d’ABE Infoservice, avec le nom de la société et celui du site.
  4. Comparez au caractère près : des escrocs copient le nom d’une société inscrite, parfois à une lettre près. Appelez la société avec des coordonnées que vous avez trouvées vous-même.
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Voici un modèle de message à envoyer avant tout versement :

Bonjour, avant tout versement, merci de m’indiquer par écrit la raison sociale exacte de votre société, son pays d’immatriculation, son numéro d’agrément et le nom de l’autorité qui la supervise.

Une plateforme sérieuse répond sans détour. Une réponse évasive, ou une relance pour que vous versiez d’abord, est un signal.

Que faire si vous avez déjà versé de l’argent ?

Rien de ce que nous avons trouvé n’établit qu’Assetarion est une escroquerie, mais ces réflexes valent pour toute somme que vous craignez d’avoir perdue.

Arrêtez de verser, quelle que soit la raison avancée (frais, taxe, « déblocage » des gains), et cessez les échanges avec la société. Ne donnez jamais d’accès à distance à votre ordinateur. Appelez votre banque sans attendre pour demander l’annulation du virement : la procédure est strictement encadrée et peut ne pas s’appliquer à votre cas, mais elle est urgente si le transfert est récent.

Conservez les preuves : captures d’écran, messages, ordres de virement, relevés bancaires, nom de domaine, coordonnées des interlocuteurs. Puis portez plainte au commissariat ou à la gendarmerie, ou par écrit au procureur de la République. L’AMF propose aussi une pré-plainte en ligne. Pour un faux investissement, le ministère de l’Intérieur indique que la plainte en ligne THESEE ne suffit pas : il faut se déplacer.

Signalez la situation : le formulaire « Signaler une arnaque ou une anomalie » de l’AMF peut conduire à une inscription sur liste noire, et le portail internet-signalement.gouv.fr recueille les contenus illicites. Pour être conseillé, appelez AMF Épargne Info Service au 01 53 45 62 00 ou Info Escroqueries au 0 805 805 817 ; France Victimes (116 006) accompagne gratuitement.

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Méfiez-vous des faux récupérateurs de fonds. Après une perte, d’autres escrocs recontactent souvent les victimes pour promettre de retrouver l’argent contre paiement, parfois en se faisant passer pour un avocat ou pour l’AMF. L’AMF ne propose aucun service de récupération de fonds et ne vous contactera jamais pour cela. Vérifiez tout cabinet sur le site du Conseil national des barreaux.

Questions fréquentes

Assetarion est-elle une arnaque ?

Nous ne pouvons pas l’affirmer : aucune alerte ne la vise dans les sources officielles consultées au 22 octobre 2026. Mais nous n’avons trouvé aucune autorisation non plus. Tant que la plateforme ne vous donne pas un numéro d’agrément que vous retrouvez dans un registre, considérez-la comme non vérifiée.

Assetarion figure-t-elle sur la liste noire de l’AMF ?

Pas au 22 octobre 2026 : la recherche dans les listes noires et sur l’ensemble du site de l’AMF ne renvoie rien. Ces listes évoluent, donc refaites la recherche le jour où vous décidez.

Peut-on retirer son argent sur Assetarion ?

Nous n’avons trouvé aucun témoignage vérifiable, dans un sens comme dans l’autre. Si on réclame une taxe ou un dépôt supplémentaire pour débloquer vos fonds, arrêtez de verser et suivez la marche décrite plus haut.

Sources : AMF, pages « Listes noires et mises en garde », « Listes blanches », « Faire les vérifications », « Arnaques : les signes qui doivent vous mettre la puce à l’oreille » et « Victime d’une arnaque » (consultées le 22 octobre 2026) ; ACPR, registre Regafi (mis à jour le 21 octobre 2026) ; OICV (IOSCO), base d’alertes I-SCAN ; Companies House, registre britannique des sociétés ; Cybermalveillance.gouv.fr, fiche « Que faire en cas d’escroquerie au placement financier ? » ; ministère de l’Intérieur, page « La plainte en ligne pour les arnaques sur internet (THESEE) » ; site assetarion.com, page « Legal docs ».

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